Marck & Balsan
Comment Marck & Balsan a repositionné sa DSI au cœur de sa stratégie et lancé sa migration ERP en moins d'un an
Contexte
Marck & Balsan est un groupe industriel français spécialisé dans l'habillement et l'équipement des administrations et des entreprises, des uniformes militaires aux tenues professionnelles. 500 salariés, 7 sites de production en France, 77 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022. Un métier ancré dans l'industrie, qui tourne sur des ERP et des logiciels métiers dont la fiabilité conditionne l'activité au quotidien.
La direction a pris conscience d'une rupture progressive entre sa DSI et le reste de l'organisation. Les métiers exprimaient des besoins qui n'avançaient pas, les sujets IT ne remontaient plus au niveau stratégique, et un changement de direction au sein de la DSI approchait. Plutôt que d'attendre que la situation se dégrade davantage, le COMEX a décidé d'anticiper en faisant appel à Hones pour prendre le relais et reconstruire une gouvernance IT adaptée à la taille et aux ambitions du groupe.
Défis
Défi #1 — Sécuriser l'infrastructure critique pendant la période de transition
Marck & Balsan fonctionne sur des serveurs hébergés en interne qui font tourner l'ensemble des applicatifs métiers. Si ces serveurs tombent, toute l'activité s'arrête. La connaissance de cette infrastructure était concentrée sur quelques personnes en partance, ce qui représentait un risque opérationnel concret à court terme.
Nous avons conduit un audit de l'infrastructure existante, identifié les prestataires capables de reprendre ces sujets, et sécurisé la continuité avant que les départs ne créent un vide. Ce chantier, même s’il n’est pas le plus visible, était le plus urgent.
Défi #2 — Reconnecter la DSI aux métiers et reconstruire un mode de collaboration fonctionnel
Dans une organisation industrielle où les métiers ont des contraintes opérationnelles précises, une DSI qui traite les demandes sans se confronter à la réalité du terrain produit des solutions qui ne collent pas. La priorité était de reconstruire une interface de travail qui fonctionne dans les deux sens.
Nous avons d'abord passé du temps à comprendre les activités de chaque métier, leurs interactions avec les systèmes existants, et les vrais besoins derrière les demandes formulées. Sur cette base, un nouveau mode de fonctionnement a été mis en place : les métiers expriment leurs besoins et contraintes opérationnelles, la tech apporte son regard sur les risques et les options techniques, et les deux évaluent les solutions ensemble. Un modèle de binôme en lieu et place d'une relation client-fournisseur.
Défi #3 — Reprendre en main les projets IT et construire une feuille de route cohérente
Sans pilotage technique suffisant, certains métiers avaient commencé à gérer eux-mêmes des projets informatiques. C'est une réaction naturelle face à un manque de réponse, mais qui produit des chantiers mal cadrés et difficiles à intégrer dans une trajectoire globale.
Nous avons recentralisé ces projets et construit une feuille de route à partir de l'écoute des métiers et d'une lecture claire des priorités business. Le chantier identifié comme le plus structurant : la migration de version de l'ERP, accusant plusieurs versions de retard. Ce chantier a été lancé avec un cadrage rigoureux en amont pour éviter les écueils classiques de ce type de projet.
Défi #4 — Recruter le nouveau DSI et préparer une passation solide
La mission de transition avait une fin prévue : recruter le bon profil pour prendre le relais de façon permanente. Hones a participé à la rédaction de la fiche de poste, évalué les candidats en lien avec un cabinet de recrutement, et identifié le profil retenu. Le nouveau DSI, déjà expérimenté dans des organisations industrielles équivalentes, avait naturellement les compétences pour prendre en charge l'étendue complète du poste, y compris les sujets d'infrastructure physique que nous avions récupérés par nécessité pendant la transition.
La passation a été préparée avec soin : tout ce qu’Hones avait appris, documenté et mis en place a été transmis, complété ensuite par le nouveau DSI avec ses propres apports.
Résultats
- Les sujets IT ont été réintégrés au COMEX, avec une représentation régulière de la DSI dans les instances de décision stratégique.
- Une feuille de route structurée a été mise en place, avec des outils et des processus permettant de la maintenir à jour et de prioriser les demandes des métiers de façon cohérente.
- La migration ERP a été lancée dans de bonnes conditions, après plusieurs versions de retard accumulées, avec un cadrage rigoureux qui a permis une exécution fluide.
- Une nouvelle organisation DSI a été construite : équipe interne réduite à une taille adaptée à la réalité du groupe, recrutement du nouveau DSI complété par des prestataires externes sur l'exécution, avec une logique de vision interne et d'exécution externe.
Ce qu'on a appris
Dans une organisation industrielle, la DSI ne gère pas que des projets logiciels. Elle gère aussi l'infrastructure physique, le réseau en usine, la politique de sécurité. C'est un périmètre beaucoup plus large que celui d'un CTO de startup, et il exige des compétences différentes. Un DSI de transition peut stabiliser, structurer et reconstruire la relation avec les métiers, mais la pleine étendue du poste demande un profil permanent qui possède cette expérience en profondeur. La clarté sur ce que le transitoire peut faire et ce qu'il ne peut pas faire en permanence est une condition de réussite de la passation.
